Citroën C-Crosser : Mieux vaut tard que jamaisAvec beaucoup de retard sur la concurrence, CITROEN fait son entrée sur le marché des SUV. Clône du Mitsubishi Outlander, il se différencie par un look des plus réussis et une motorisation diesel qui lui va comme un gant. Qui du trio s’en sortira le mieux, commercialement ?
La face avant est dessinée par Citroën, pour le reste le constructeur français s'en remet à Mitsubishi.
Comme nous l’avions dit lors de notre essai d’Outlander, la base de ce SUV est identique pour tout le monde. Le style est donc de profil très proche, mais les designers ont eu une certaine liberté à offrir à chacune des marques, une personnalité propre. Des 3, le C-CROSSER nous semble le plus réussi. Les chevrons courent sur l’ensemble de la face avant et ses grands optiques qui remontent sur les ailes lui donnent une certaine élégance que le chrome sait mettre en valeur. L’autre particularité est la forme de la prise d’air moins massive que sur le 4007 mais largement plus que sur le Mitsubishi. Changement de position également des antibrouillards en bas du bouclier. A l’arrière, le C-CROSSER se distingue par ses feux à LED plus réactif que les ampoules classiques.
Habitacle Japonais
La planche de bord n'est pas franchement gaie, mais s'avère pleinement fonctionnelle. Les plastiques sont uniformément durs.
L’ouverture des portières et le dessin du tableau de bord nous font dire que CITROEN n’a pas eu son mot à dire à l’intérieur. N’espérez pas trouver un volant à moyeu fixe ou un encore un frein à main automatique comme dans la C4 Picasso. Même le levier de vitesses est japonais. La présentation est plutôt austère, l’ambiance sombre, les matériaux choisis uniformément durs alors que la tendance va au plastique moussé. Les sièges, eux, ne méritent que des éloges de par leur dessin, et l’excellent soutien à tous les niveaux. Et une bonne nouvelle n’allant jamais seule, la sellerie est de belle facture. La position de conduite légèrement surélevée garanti une bonne vision périphérique et les multiples réglages permettront au plus grand nombre de trouver la position idéale. Les autres passagers sont également bien soignés. Ils profitent d’une habitabilité aisée notamment aux jambes où il est possible de faire coulisser la banquette arrière sur 8 cm, pour privilégier l’habitacle ou le coffre déjà immense en configuration 5 places. Avec un volume de 880 litres, il a de quoi jouer les déménageurs. En configuration 7 places, le volume n’est pas non plus ridicule avec ses 220 litres, mais les strapontins ne sont que des places d’appoint qui ne plairont qu’à des enfants.
Moteur français
Contrairement à son homologue japonais, le C-CROSSER n’étrenne pas le moteur TDI VOLKSWAGEN, mais bien le moteur 2.2 HDi des C5 ou C6. Ici il ne développe « que » 156 ch en raison de l’abandon des 2 turbo en parallèle au profit d’un Turbo à géométrie variable. Ceci dit les valeurs de couple restent dans le coup. Avec 380 Nm disponible à 2000 tr/mn dont 300 dès 1500 tr/mn, le C-CROSSER a de quoi voir venir la première pente. Par rapport à l’Outlander, le tempérament est tout autre. Les performances sont tout autre tant en accélérations qu’en reprises. Le C-CROSSER ne donne jamais l’impression de forcer. Cette motorisation est vraiment celle qui convient à ce SUV. Il fait oublier ses 1700 kg sans mal et donne vraiment l’envie de prendre la route.
Il peut recevoir jusqu'à 7 personnes, mais dans un confort approximatif pour les passagers de la dernière rangée.
Sur la console centrale, entre les sièges avant, le conducteur peut choisir 3 modes de transmission allant de 2 roues à 4 roues motrices avec blocage de différentiel en passant par un mode automatique permettant de gérer la motricité en fonction de l’adhérence disponible. Cependant, comme la majorité des SUV modernes, il sera nettement plus à l’aise dans les chemins de terre qu’en franchissement. Ici les réglages de suspensions sont spécifiques, et le C-CROSSER nous est paru encore plus rigoureux que l’Outlander. Les suspensions plus fermes et les amortisseurs retarés permettent au le SUV français de se montrer particulièrement à l’aise, notamment lorsque la route se fait difficile. Plus axé pour une utilisations routière, les sensations sont globalement celles d’un excellente berline, mais les routes les plus défoncées ne lui font pas peur en ne pénalisant ni le comportement routier ni le confort des passagers. La motricité ne souffre évidemment pas la critique et la consommation reste malgré tout maitrisée.
Arrivé tardivement sur le marché, le premier SUV aux chevrons est une réussite. A la fois élégant et agréable à conduire il est également remarquablement motorisé, mais gagnerait à se différencier plus franchement de ses cousins. La définition des modèles a pour l’heure été voulue haut de gamme, la liste d’équipements est pléthorique et les tarifs élitistes. A partir de 46 100 €.
Jeudi 28 Février 2008
Fabrice Olivier
Lu 257 fois
Dans la même rubrique :
|
|
|
édité par digitalvox.info, représentée par David CESAR / 02 62 943 943.
hébergé par digitalvox.name |
|