// AUTOVOX
Accueil  >  // ESSAIS  >  CITROEN

Citroën C5 II Exclusive 2.2 HDI : Des qualités et du style

Louée pour ses qualités routières et son confort, la C5 n’avait néanmoins pas rempli tous les suffrages du côté du style dénoncé comme fade et peu séduisant. Cette nouvelle version conserve toutes les qualités dynamiques de la génération précédente en capitalisant aujourd’hui sur un style fort. Le maître mot : séduire. Surtout dans cette finition haut de gamme Exclusive.



La C5 marque avec un certain brio le retour de Citroën dans le segment des moyennes supérieures.
La C5 marque avec un certain brio le retour de Citroën dans le segment des moyennes supérieures.
Radicalement différente. C’est la première impression que dégage cette nouvelle C5. Après quelques années d’errance stylistique le constructeur français a semble t-il trouvé sa voie, faite d’un mélange de rondeurs et d’arrêtes franches. La nouvelle C5 séduit immédiatement par sa nouvelle architecture à 3 volumes à la façon d’une allemande. Les flancs sont joliment galbés, le capot reçoit des nervures du plus bel effet et l’auto par son style parait puissante. On n’avait pas eu ce sentiment sur une Citroën depuis longtemps. Malgré ce tournant stylistique, la C5 s’insère de manière cohérente dans la gamme. L’air de famille est visible à tous les niveaux, y compris à l’intérieur.

Le volant est, à l'instar de la C4, à moyeu fixe. Les nombreux boutons dispersent le conducteur, la finition est bonne.
Le volant est, à l'instar de la C4, à moyeu fixe. Les nombreux boutons dispersent le conducteur, la finition est bonne.
Bien que le déverrouillage des portières n’ait pas la qualité sonore d’une allemande, l’ouverture de celles-ci dégage une bonne impression de robustesse. Lourde, elle s’ouvre largement pour laisser entrer le conducteur qui ne sera pas dépaysé de la C4 pour son volant à moyeu fixe. A ce poste, ce dernier jouit d’une excellente position de conduite ajustable dans tous les plans et pouvant être mémorisé. La qualité de fabrication a semble t-il fait un bon en avant. Le choix des matériaux et l’assemblage ne mérite pas la critique. Un soin particulier a été apporté pour le bien être de tous à l’instar des bacs de portières qui s’éclairent automatiquement de nuit au passage de la main ou encore le frein à main électrique avec son aide au démarrage en côte.
Malgré des dimensions extérieures importantes, l’habitabilité n’est pas exceptionnelle. Il y a de la place pour tous et à tous les niveaux sans pour autant égaler l’habitabilité de la Passat. Le coffre convainc pas sa contenance, son accessibilité et sa modularité.

C'est de cet angle que la C5 II est la plus séduisante, rappelant même quelques allemandes de prestige.
C'est de cet angle que la C5 II est la plus séduisante, rappelant même quelques allemandes de prestige.
Sur la route, et c’est une première dans l’histoire de Citroën dans ce segment, la C5 peut recevoir des suspensions classiques ou hydraulique. Les versions haut de gamme reçoivent cette solution technique qui apporte une filtration des irrégularités inégalées et un confort princier. Trous, bosses, déformations sont avalées avec une facilité déconcertante à vide comme en charge laissant l’impression d’être sur un tapis volant sans pénaliser la tenue de route. La raideur des suspensions est variable via un bouton sur la console centrale en mode automatique ou en sport. En automatique, les suspensions vous bercent sur la route et peuvent parfois donner le mal de mer. Nous lui avons préféré le mode sport qui maintient mieux la voiture sans pénaliser le confort à bord. La tenue de route est impériale dans toutes les situations mais le toucher de route est un peu artificiel ce qui gomme un peu les sensations de conduite.

Bi-Turbo

Le confort est royal, les suspensions hydractive ne sont plus systématiques mais optionnelles suivant les niveaux de finition.
Le confort est royal, les suspensions hydractive ne sont plus systématiques mais optionnelles suivant les niveaux de finition.
La lourde C5 est mue à ce niveau de finition par l’excellent 2.2 HDI. Equipé d’une rampe commune d’injection et de 2 turbos, ce moteur se distingue par sa grande disponibilité, son absence de vibrations et par sa discrétion. Fort de 172 ch, il n’a pas de mal à rendre la C5 dynamique et d’avoir une conduite enjouée. Les performances globales sont bonnes mais restent inférieures aux concurrentes de même puissance à cause d’un poids élevé. Répondant bien en deçà de 1800 tr/mn, il s’apprécierait encore plus en boite automatique où l’on profiterait encore mieux du confort de la grande berline française. Heureusement, ce moteur sait faire preuve d’une consommation plutôt contenue.

Bien finie, agréable à conduire, très confortable et séduisante du point de vue du style, la C5 a plus d’une corde à son arc. Proposée à partir de 29 400 € en essence et 31 700 € en diesel, la C5 est bien placée en terme de tarif pour les modèles d’accès. En revanche, notre version Exclusive (46 100 €) dans cette motorisation nous est parue chère eu égard au tarif des allemandes. C’est probablement là son seul réel défaut.

Mardi 9 Septembre 2008
Fabrice Olivier
Lu 392 fois