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Dodge NITRO : un goût d’Amérique

Impossible de ne pas le remarquer sur nos routes. Le Nitro possède l’un des looks les plus extravagants et les plus imposants du marché local. Ce style si particulier est l’un de ses arguments face aux standards européens et japonais. Cet argument suffira-il à lui assurer le succès ?



Atypique, le Nitro est unique en son genre et permet de rouler différent.
Atypique, le Nitro est unique en son genre et permet de rouler différent.
Dodge affirme sa différence par le style. Le Caliber nous avait donné un avant-goût d’exotisme, mais le style américain atteint ici son paroxysme. Le Nitro rassemble tous les attributs propres au véhicule américain. Le capot est haut, la calandre large et imposante, les roues en 20 pouces immenses, le porte à faux avant court comme celui d’un hot road et les vitres latérales ressemblent plus à des meurtrières. En revanche avec ses traits aussi fort le Nitro n’est pas aussi grand qu’il n’y paraît. Long de 4,58 m il se situe dans la bonne moyenne des SUV et reste clairement en deçà des dimensions d’un Audi Q7 ou d’un Mercedes Classe G. Le Nitro semble robuste, puissant et ne laisse personne indifférent, qu’on l’aime ou pas.


La finition est moyenne, la position de conduite étrange, on est bien à bord d'une Américaine.
La finition est moyenne, la position de conduite étrange, on est bien à bord d'une Américaine.
En montant à bord, on découvre un habitacle relativement sobre et les premiers coups d’œil ne sèment pas le doute, nous sommes bien dans une américaine. Cela se voit par ces quelques détails qui ne trahissent pas. Les matériaux choisis ainsi que l’assemblage ne sont pas au meilleur niveau d’une Européenne par exemple. Pour le reste la planche de bord est très peu volumineuse, les espaces de rangements assez limités et l’équipement assez complet. La position de conduite est pénalisée par l’absence de repose-pied à gauche des pédales. La faute à un tunnel de transmission imposant. Nous ne sommes donc pas très bien assis, mais on profite néanmoins d’une bonne visibilité périphérique. Les limites avant de l’auto sont clairement visibles.
A l’arrière l’espace ne manque pas, et la modularité a été pensée pour pouvoir jouer les déménageurs à l’occasioon. Ainsi, le siège avant passager se rabat vers l’avant afin de permettre le chargement d’objets volumineux. Dans le coffre, dont le volume varie de 369 à 1.994 litres une fois la banquette (60/40) rabattue, on peut également opter, selon les finitions, pour un très pratique plateau de chargement coulissant sur 45 cm et pouvant supporter jusqu’à 181 kilos.

Sono signé Inifity

La calandre en impose, et laisse respirer le 2.8 l et ses 177 ch au fonctionnement assez agricole.
La calandre en impose, et laisse respirer le 2.8 l et ses 177 ch au fonctionnement assez agricole.
En option le Nitro peut recevoir un système Autoradio Multimédia avec DVD aux places arrières. Outre le vaste écran tactile motorisé, ce système utilise un disque dur de 20 GO permettant d’enregistrer jusqu’à 1.600 chansons. Il est possible de visionner des films sur l’écran frontal, mais uniquement à l’arrêt. MP3 et Bluetooth sont bien évidemment de la partie à l’instar du GPS qui ne fonctionne malheureusement pas ici sans son boîtier. Le tout est signé par infinity. Puisque nous parlons d’équipements épinglons l’absence et ce quelque soit le niveau de finition de la climatisation automatique. Ce n’est pas en soi un grave problème, mais cela surprend à ce niveau de gamme.

Le Nitro mise quasiment tout sur son look et en oublie quelques peu les aspects pratiques.
Le Nitro mise quasiment tout sur son look et en oublie quelques peu les aspects pratiques.
Le Nitro a été conçu sur la base de l’actuel Cherokee. La base est donc saine et naturellement en propulsion. Il est néanmoins possible de passer en 4x4 avec la réduction de boîte qui convient pour le franchissement. Cependant le bouclier avant descendant très bas limite les angles d’attaques. Dommage… La tenue au sol est assurée par une classique suspension indépendante à l’avant et un essieu pour le train arrière. A l’usage la présence de l’essieu ne perturbe globalement pas la tenue de route de ce SUV. Les inégalités sont très bien absorbées et le confort ne souffre globalement pas de cette architecture caractéristique des baroudeurs.
Sous le capot Cotrans Automobiles importe le Nitro avec 2 motorisations et 2 transmissions. Un diesel 2.8 de 177 ch qui représentera la quasi totalité des ventes ainsi qu’un 6 cylindres en V cubant 4 litres. Souple et disponible dès les plus bas régimes il s’accompagne merveilleusement bien à la boite automatique. D’un fonctionnement plutôt agricole, il apporte néanmoins satisfaction par son couple important de 460 Nm. Idéal pour flâner et assurer des reprises vigoureuses.


Au final, ce SUV n’en fait ni trop ni pas assez. Son look est son argument premier qui lui assure une certaine originalité et le Nitro assure dans les autres domaines sans toutefois apporter un réel plus. Quoiqu’il en soit à l’heure de la standardisation des SUV, le Nitro apporte un bon vent de fraîcheur.

Les tarifs vont de 33 500 € à 45 500 €.

Jeudi 4 Octobre 2007
Fabrice Olivier
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