Ford Kuga 2.0 TDCi : Pari réussi ?Dernier arrivé sur le marché des SUV, le Kuga entend malgré tout se positionner confortablement dans ce marché devenu hyper concurrentiel, en misant sur un style plus expressif, des tarifs serrés et Ford oblige, un plaisir de conduite intense.
Pour séduire, Ford a repris la base du monospace C-Max. Le Kuga est donc compact et râblé pour mieux se faufiler en ville. Ces dimensions lui donnent une personnalité particulière robuste et sportive. Les bossages sur le capot sont du plus bel effet, le bouclier impose avec sa grande prise d’air, les passages de roues sont généreusement galbés, la double sortie d’échappement flatte l’œil tandis que quelques détails stylistiques comme les ouïes latérales achèvent de rendre le Kuga unique.
A l’intérieur, moins d’originalité, le lien de parenté avec le monospace est flagrant. Le tableau de bord est en tout point identique. On retrouve donc toujours une excellente position de conduite ajustable dans tous les plans et une bonne préhension du levier de vitesses à 6 rapports situé en hauteur. L’ergonomie est sans faille, les accoudoirs idéalement dessinés pour conduire coude à la portière. Cependant quelques détails de finition déçoivent à l’instar de la qualité et l’assemblage de certains plastiques. Bien qu’issu du C-Max l’habitacle diffère par des inserts colorés plutôt sympa et joyeux dans le niveau de finition Trend. Bien pensé, les espaces de rangements sont nombreux et bien placés dans la voiture. Question modularité, le Kuga s’en tient à l’essentiel. Une simple banquette fixe asymétrique offrant suffisamment d’espace pour que 3 adultes puissent voyager confortablement. En revanche, la bonne surprise vient du hayon s’ouvrant en deux parties. Idéal pour répondre à tous les besoins de chargement.
« Ford Power »
Le Kuga est dépourvu de clé de contact. L’entrée dans le véhicule se fait la clé dans la poche tandis que le démarrage du seul moteur disponible se fait par le bouton « Ford Power ». Pied sur l’embrayage, le 2.0 TDCi de 136 ch s’ébroue dans un niveau sonore plutôt contenu. Bien connu, puisqu’il équipe d’autres véhicules de la gamme, il se distingue surtout par sa grande disponibilité et sa bonne volonté. Les 320 Nm de couple (340 Nm en overboost) ne sont pas de trop pour tracter les 1600 kg du SUV allemand et lui permettre des reprises confortables. Sans être un foudre de guerre, le Kuga réalise des performances pures honnêtes et largement suffisantes pour notre réseau routier.
Bien suspendu, le Kuga fait la part belle au confort et au comportement routier. Ford a en effet une réputation à défendre maintenant. La filtration des défauts de la route est exemplaire pour un SUV tandis que l’agilité et la tenue de route est le réel point fort de l’auto. Vif, le train avant du Kuga mort la route avec précision tandis que l’arrière enroule sans effort. La prise de roulis est réellement limitée, la stabilité de l’auto insensible à l’état de la route. A son volant on oublie instantanément, la hauteur et le poids de l’engin. Le plaisir de conduite est réel alors que la puissance est limitée. Dans cette version 4 roues motrices, la motricité est bien entendu impossible à prendre en défaut. Bien que haut sur pattes, le Kuga n’est pas un véritable franchisseur. Ses 4 roues ne sont pas mûes en permanence mais via un coupleur Haldex. C’est lui qui transmet le couple aux roues arrières lorsque que celles de devant perdent de l’adhérence. Si ce système est très efficace sur route, il l’est moins sur sol meuble. Quoiqu’il en soit, ce n’est pas pour cela que le Kuga a été conçu puisqu’il existe même en version à deux roues motrices seulement à l’instar de la majorité de ses concurrents.
Joliment dessiné, confortable et très agréable à conduire, le Kuga a d’incontestables qualités. La plus importante pour nous est son plaisir de conduite et son niveau de confort. A partir de 35 490 € en version 2 roues motrices et à partir de 39 490 € en version à 4 roues motrices, il affiche des tarifs à mi chemin entre le Tucson et le RAV 4 ou encore le Tiguan.
Mardi 14 Octobre 2008
Fabrice Olivier
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