Conçue en Europe, l’I20 propose donc naturellement un comportement routier à la hauteur de nos espérances. Suspendue sèchement, l’I20 ne se désunit jamais lorsque la route se fait moins lisse. Les suspensions font un travail efficace au bénéfice de la sécurité et du plaisir de conduire. Le train avant s’avère plutôt précis et directif permettant à l’arrière de se mobiliser avec vivacité sans pour autant verser dans l’excès. Un comportement d’autant plus appréciable que la position de conduite est bonne et le maintien des sièges parfait à l’avant.
Disponible en version essence et diesel notre choix s’est orienté vers la première version diesel qui représentera certainement le gros des ventes tant le taux de diésélisation est important. Fort de 75 ch, ce petit quatorze cent étonne surtout par son couple de 225 Nm dès 1 750 tr/mn plutôt inhabituel dans la catégorie au regard de sa cylindrée. A l'usage ce moteur fait preuve d'une belle volonté et affiche des performances supérieures à ce que Hyundai annonce. En effet, selon notre VBOX, le 0 à 100 km/h est abattu en 14,3 sec au lieu de 16,2 sec et le 400 m est franchi en 19,5 sec au lieu des 20,7 sec. Une belle surprise. Bien que les reprises soient correctes, le moteur est complètement léthargique en deça des 1 700tr/mn obligeant à jouer du levier. Heureusement ce dernier jouit d'un guidage rapide et n'oppose aucun accroc.
D'autre part, l'auto nous a surpris par sa consommation quasi constante quelle que soit la conduite adoptée. La moyenne s'établit aux alentours des 6 litres/100 km sur un parcours varié.