Bien assis donc, le conducteur dispose toujours du bouton poussoir start/stop. A la différence qu’au claquement d’un diesel ici, c’est un V8 à la sonorité plutôt discrète qui s’ébroue. Bien entendu, celle-ci en impose déjà au ralenti. Les premiers mètres à bord de l’auto laissent un sentiment de grandes fermeté. Les suspensions sont très fermes, les sièges vous calent parfaitement des jambes aux épaules tandis que la boite de vitesses égrennent les rapports avec un verrouillage franc et des rapports qui semblent très court.
A bas et moyens régimes, le V8 reprend sans inertie, chaque pression sur l’accélérateur vous catapulte en avant dans une sonorité enivrante. En fait, de confortable à bas régimes, la poussée devient nettement plus franche une fois le cap des 4 000 tr/min franchi, le V8 change alors de registre sonore et imite à la perfection une vraie voiture de course. Très rapide (0,1 sec), la boite de vitesses enclenchent les rapports instantanément sans patinage du convertisseur de couple mais sans brutalité non plus, preuve que les ingénieurs nippons ont soignés les réglages. Par ailleurs, en mode séquentiel, le conducteur prime sur l’électronique, car toucher le rupteur ne passe pas le rapport supérieur. Un vrai régal de savoir la chose possible. En outre, chaque descente de vitesses s’accompagne d’une remise à niveau des gaz digne des meilleurs talon/pointe.
Les performances sont naturellement de haut niveau et rare sont les autos capable de rivaliser sur routes ouvertes. Le constructeur annonce un 0 à 100 km/h en 4,8 sec, le 400 m DA en 13 et 23,9 s pour franchir le kilomètre. De quoi laisser rêveur. A l’usage, bien que les performances sont au dessus de tout soupçon, nous avons relevé un 0 à 100 km/h supérieur d’environ 1 sec, probablement dû au faible kilométrage du véhicule essayé. Par ailleurs, anecdotique dans nos contrées, la japonaise n’est pas électroniquement limitée à 250 km/h comme ses concurrentes allemandes, mais file jusqu’à 270 km/h !!
Des performances remarquables parfaitement exploitables, car malgré son poids proche des 2 tonnes (1 730 kg) l’IS-F demeure d’une agilité et vivacité étonnante. L’auto possède un train avant tranchant tandis que le train arrière suit sans broncher. La motricité est l’une des qualités de l’auto car là où une C63 AMG est complètement dépassée, la Lexus transmet le maximum de puissance sans patinage excessif. En outre, avec toutes les aides à la conduite branchées, le comportement s’avère particulièrement sécurisant et ultra-efficace en toutes circonstances.