Depuis que la Classe S existe, elle a toujours été pour le constructeur allemand, la vitrine du savoir faire technologique de la marque. Elle a, par exemple, inauguré l’ABS et l’airbag bien avant ses concurrentes et bien avant que ces derniers équipements ne soient montés de série dans les voitures de grandes diffusions. Il était donc normal qu’elle étrenne pour la première fois l’hybridation.
Mais contrairement à la Lexus LS, sa concurrente directe, elle ne reçoit pas un système hybride montés en série/parallèle. Ici, le moteur électrique ne vient pas alimenter directement l’auto pour se mouvoir, il agit très simplement comme une aide au déplacement et au confort. Pas de circulation en mode purement électrique possible donc ! Le moteur électrique avec des batteries Lithium-Ion, une première mondiale, apporte une puissance supplémentaire de l’ordre de 20 ch au démarrage et en accélérations, récupère l’énergie au freinage et permet la fonction Stop/Start ECO, la coupure moteur intervenant dès que la vitesse descend en deçà de 15 km/h.
A la description succincte du système, l’hybridation de la Classe S paraît vraiment minime et peu efficace pour réduire les consommations et les émissions polluantes. Pourtant le constructeur affiche des valeurs nettement favorables par rapport à la S350, la Classe S la plus représentée. Couple (385 Nm) et puissance (299 ch) sont 10 % supérieurs aux valeurs de S350 (350 Nm et 272 ch) alors que dans le même temps les consommations sont en retrait. 27 % de consommations en moins (8l/100 km) et - 26% d’émissions de Co2 (186g/km). Des données officielles difficile à vérifier sur nos routes.
Seul l’heureux propriétaire de ce véhicule coutant 127 500 € pourra nous révéler à l’usage ses consommations. Mais bon, à ce tarif, les économies réalisées sont certainement perçues comme secondaires.