Mercedes GLK 320 CDI : Baby GLDernier arrivé sur le marché des SUV de luxe, le GLK revendique l’héritage de la classe G. Un 4x4 de conception ancienne, constamment mis au goût du jour et qui fait figure de référence dans le monde du franchissement. A cette image valorisante pour un 4x4, le constructeur allemand associe un niveau de confort et de performances digne d’une grande berline. Le meilleur des deux mondes en somme.
Ce véhicule qui reprend l’allure générale d’un break semble avoir été taillé à la serpe. Le GLK ne fait pas du tout dans le sensuel. Pas de lignes rondouillardes et rassurantes, pas un galbe doux, rien. Ici, et surtout en pack sport, les lignes sont anguleuses, les jantes démesurées et les traits hypertrophiés à l’instar de l’étoile sur la calandre. L’ensemble dégage une impression de robustesse et de sécurité.
Accéder à bord se fait sans mal. L’ambiance intérieure un poil austère à cause de tons uniformément noirs est conforme à l’idée que l’on se fait d’un 4x4. Cubique, le tableau de bord joue le côté fonctionnel tandis que la finition s’avère plutôt réussie. Les inserts alus sur les contre portes et la planche de bord apportent une légère touche high-tech à l’ensemble. L’habitacle offre suffisamment d’espace pour chacun, tant aux coudes qu’en hauteur tandis que le coffre au seuil de chargement assez bas affiche un volume agréable et modulable au moindre besoin. Pack Sport
Sur la route, nous sommes favorablement surpris par le niveau de bien-être offert par ce SUV. Les suspensions fermes et les grandes jantes alus de 18 pouces sur notre modèle d’essai ne pénalisent pour autant pas le confort global. Alors bien sûr, les petits nids de poules sont ressentis dans l’habitacle mais le niveau sonore est excellent. La voiture étant bien isolée des bruits de roulement et du bruit extérieur. La liste d’équipements de série de notre version d’essai, équipée du pack sport extérieur et intérieur, est complète, du régulateur de vitesses à la sellerie cuir en passant par les quelques appendices esthétiques.
Bien assis à son volant grâce aux multiples réglages, nous avons apprécié la conduite de ce GLK. Equipé du V6 diesel de 224 ch qui anime les classe E et C, il s’apprécie encore davantage en boite automatique G-Tronic à 7 rapports. Cette boite est un modèle de douceur et d’intelligence. Les rapports s’enclenchent sans à coups, relativement rapidement tandis que la boîte maintient le rapport engagé en descente, rétrograde en freinant... De plus, elle permet de distiller d’excellentes performances. Avec un 0 à 100 km/h abattu en un peu plus de 7 sec, les accélérations se rapprochent plus de la sportive que du Suv. En reprises, c’est la même chose, une simple pression sur l’accélérateur aura vite fait de vous enlever des points. Pourtant dans ces exercices, le GLK ne donne jamais l’impression de forcer, comme animée par une force tranquille. Autre bonne nouvelle, la consommation est plutôt contenue et vous laisse augurer une bonne autonomie entre chaque ravitaillement.
Sur base de Classe C
Développée sur la base de la nouvelle Classe C, le GLK s’avère facile à conduire et extrêmement polyvalente. La direction assistée paramétrique douce et précise permet d’oublier le poids conséquent de l’engin tandis que les suspensions font un travail efficace de filtrage et de tenue. Les 4 roues motrices entraînées en continu permettent au GLK de s’affranchir de tout type de route. Confortable sur 4 voies, il sait se montrer joueur sur les départementales sinueuses et offre un réel potentiel en tout chemin.
Choisir un GLK se fera avant tout pour son look. On l’aime ou on ne l’aime pas. Mais une fois à bord, tous lui reconnaîtront un confort princier, un bel espace à vivre, un réel plaisir de conduite et des performances au dessus de tout soupçon. Des qualités qui ont un coût. A partir de 51 750 € en version 220 CDI.
Jeudi 11 Décembre 2008
Fabrice Olivier
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