Opel Agila 1.3 CDTI : Pimpante urbaineDeuxième du nom, l’Opel Agila est devenue séduisante. Aujourd’hui, le minispace germano-nippon mise sur une ligne tendance et une habitabilité hors pair.
Bonne nouvelle, l’Agila 2008 vous fera complètement oublier le précédent modèle. Dorénavant la ligne est particulièrement réussie. Son look de minispace est l’un des plus séduisant du segment, grâce à ses porte-à-faux quasi inexistants et une découpe de hayon pour le moins original. Le dessin inédit des feux arrière n’est pas étranger au dynamisme affiché. De profil, elle pousse la voiture vers l’avant donnant sans mal l’impression qu’elle est en perpétuel mouvement. L’effet est saisissant. En revanche, nous aurions souhaité qu’elle se démarque un peu plus de la Suzuki Swift, avec qui elle partage sa plateforme. Une fois n’est pas coutume, ce sont les optiques avant et arrière qui permettront d’identifier l’un ou l’autre modèle.
A l’intérieur, l’habitabilité est le premier point de satisfaction. Il est rare, en effet, de pouvoir loger confortablement 4 adultes dans 3,74 m. L’Agila remplit parfaitement le rôle de deuxième voiture de la voiture grâce une bonne hauteur sous pavillon et un espace aux jambes conséquent. Bien entendu si les adultes trouveront de la place, il y en aura également pour deux sièges autos enfant. Leur installation sera en outre facilitée par la belle ouverture des portières approchant les 90 degrés. Le bilan aurait pu être encore meilleur si l’Agila faisait preuve d’un peu plus d’ingéniosité. Il ne lui manque plus qu’une banquette arrière coulissante à l’instar de la Modus. Dommage. Avec de telles dimensions et des porte-à-faux réduit, le volume du coffre frise le ridicule. Celui-ci étant particulièrement petit, étroit et haut perché. Heureusement, une fois la banquette rabattue le bilan est plus raisonnable avec ses 1050 litres.
Bien assis, le conducteur bénéficie d’une position de conduite légèrement surélevée. La position haute du levier de vitesses achevant de parfaire la bonne prise en main de l’Agila. La planche de bord reprend des éléments Suzuki, la finition fait appel à des plastiques durs mais l’assemblage est sérieux et la robustesse a priori à l’épreuve du temps. Notons l’original compte tour sur le haut de la planche de bord et l’énorme tachymètre situé en face du conducteur au dessin rappelant la Fiat 500. Un mot sur l’équipement standard correct comprenant l’essentiel des éléments de confort et de sécurité, ni plus ni moins.
Sur la route, notre modèle d’essai équipé du 1.3 CDTI d’origine FIAT se défend honorablement. Equipé d’une rampe commune, ce moteur affiche une puissance de 75 ch et un couple de 190 Nm. A l’usage, il convient bien à la légère Agila. Réputé pour être paresseux sous les 2 000 tr/mn, ce défaut semble estompé dans la citadine allemande permettant des reprises correctes quel que soit le rapport engagé et une vivacité appréciable dès lors que l’on joue du levier. Cerise sur le gâteau, la citadine allemande fait preuve d’une sobriété exemplaire. Notre parcours d’essai s’est soldé par une consommation moyenne de 5,3 l/100 km. Sur un parcours urbain, l’Agila donne entièrement satisfaction grâce à un diamètre de braquage court et une belle vision périphérique. La tenue de route s’avère saine et prévenante en conduite normale mais un rythme soutenu mettra en exergue un léger sous amortissement et une nette préférence au bitume lisse qu’au revêtement imparfait. Le confort à bord est plus agréable à l’avant qu’à l’arrière à cause de suspensions percutantes sur le deuxième essieu.
Séduisante, pimpante, habitable, agréable en ville, il ne fait aucun doute que l’Agila trouvera son public d’autant que ses tarifs sont raisonnables eu égard aux prestations. A partir de 13 900 € en essence et 17 425 € en diesel.
Mardi 16 Décembre 2008
Fabrice Olivier
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