Disponible en plusieurs niveaux de puissance (61, 71, 84 et 98 ch), nous avons jeté notre dévolu sur la deuxième puissance disponible. Ce petit tricylindre d’origine Mitsubishi est plein de caractère tant dans son fonctionnement que par la sonorité qu’il émet. Assurément rageur et sympathique, il procure des performances honorables à la Smart lui autorisant l’accès aux 4 voies et aux côtes. Assez bruyant en accélérations, ce moteur sait néanmoins raisonnablement se montrer discret à régime stabilisé. Disponible exclusivement en boite automatique, la SMART n'est pas véritablement avantagée par cette transmission. Lente dans les passages de rapport, elle procure également quelques a-coups notamment lorsqu'elle hésite entre garder le rapport engagé ou passer le rapport supérieur.
En ville, le micro hybrid drive est en fait un système Stop@start (sur 61 et 71 ch) permettant la coupure du moteur en arrivant au feu rouge. Sans intervention de la part du conducteur, le moteur se remet en marche dès lors que le feu passe au vert. Sans batteries électriques, la climatisation est coupée et seule la ventilation fonctionne. De fait le terme Micro Hybrid Drive nous paraît alors un peu usurpé.
Critiquée à sa sortie par une tenue de route aléatoire, la Smart nouvelle version nous est parue saine et voulue extrêmement sécurisante. Dès lors les béquilles électroniques se déclenchent très tôt ne laissant aucune place à l’approximation. A la moindre once de perte d’adhérence, le système ESP reprend la voiture avec fermeté. Mais son crédo c’est la ville et dans ce domaine elle excelle. Son rayon de braquage court et sa petite taille lui autorise le moindre petit trou de souris. Dès lors, la ville paraît plus agréable car il est rare de ne pas trouver une place pour la Smart.