Stratégie de groupe oblige, notre Octavia diesel emprunte à son avantage le 1.6 TDI de 105 chevaux des Golf et Polo. «Downsizé», il remplace avantageusement l’ancien dix-neuf cent tout en gardant une puissance et un couple favorable à une conduite en souplesse. Logiquement les émissions polluantes sont diminuées grâce à l’adoption d’un filtre à particules. Les valeurs de CO2, avec 119 g/km, permettent un bonus de 100 € depuis le 1er janvier 2010 au lieu des 700 € de l’année dernière. Il faudra donc se tourner vers les consommations pour trouver un réel contentement. Le constructeur annonce une moyenne de consommations en carburant de l’ordre de 4,5 l/km. Sur nos routes, il serait plus sage de tabler sur une consommation moyenne de 6,5 l sur un parcours varié.
A l’usage, ce nouveau moteur s’avère d’un fonctionnement nettement plus silencieux et moins rugueux que le précédent bloc. Performant en accélérations, il fait preuve d’une belle volonté. Le 0 à 100 km/h est abattu en 11,3 sec, le 400 m DA en 18,3 sec et le kilomètre en 33, 3 sec. Mais si il est particulièrement à l’aise à moyens et hauts régimes il marque néanmoins le pas à bas régimes. Manquant de coffre, il imposera de descendre un rapport pour entreprendre une épingle avec armes et bagages. En reprises, toute tentative en deçà de 1 500 tr/mn, vous laissera sur place, prévoyez donc de tâter du levier.
Reposant sur des pneus à flancs hauts et de suspensions souples, le comportement de l’Octavia est naturellement orienté confort. Saine, la tchèque est hyper rassurante sur toutes les surfaces. Les limites sont perceptibles assez rapidement et la conduite s’avère par conséquent assez pataude. Pour le plaisir de conduite, il faudra envisager les motorisations supérieures représentées par l’archi connu 2.0 TDI 140 et sa version à 170 ch.